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	<title>lavierennaise &#187; saint brieuc</title>
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	<description>Blog sur l&#039;actualité culturelle de Rennes et sa région.</description>
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		<title>Art Rock : Bouillants #4 à Saint-Brieuc</title>
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		<pubDate>Wed, 30 May 2012 21:12:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Manon</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ça y est, la valse des festivals a (enfin) commencé ! Le festival Art Rock, situé en plein cœur de Saint-Brieuc, mène la danse. C&#8217;est le premier festival de l&#8217;été et l&#8217;une des attractions phares de la ville. Pendant trois jours, tout Saint-Brieuc met le pied à l&#8217;étrier. La journée, la ville se transforme en une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://lavierennaise.fr/wp-content/uploads/2012/05/artrock04.jpg" rel="lightbox[918]" title="artrock0"><img class="alignleft  wp-image-919" title="artrock0" src="http://lavierennaise.fr/wp-content/uploads/2012/05/artrock04.jpg" alt="" width="260" height="368" /></a>Ça y est, la valse des festivals a (enfin) commencé ! Le festival Art Rock, situé en plein cœur de Saint-Brieuc, mène la danse. C&rsquo;est le premier festival de l&rsquo;été et l&rsquo;une des attractions phares de la ville. Pendant trois jours, tout Saint-Brieuc met le pied à l&rsquo;étrier. La journée, la ville se transforme en une scène à taille urbaine. Au programme, spectacles de rue, expositions d&rsquo;art numérique, concerts par les musiciens du métro et petit « village » aménagé. Et ce ne sont pas que les festivaliers qui en profitent, ce sont aussi les habitants. La journée, tous les concerts et expositions sont gratuits. S&rsquo;enchaînent trois soirées de concerts et de spectacles dont Panorama de Philippe Decouflé et Zombie Aporia de Daniel Linehan. En « off » de la Grande Scène, trois concerts sont prévus au forum la Passerelle chaque soir ainsi qu&rsquo;Artbis&rsquo;trock, le festival dans les bars façon Bars en Trans. </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pendant une semaine, du mardi 22 au dimanche 27 mai, l&rsquo;espace nomade Bouillants #4 s&rsquo;est installé à Saint-Brieuc. En partenariat avec le festival Art Rock, Bouillants #4 a apporté deux œuvres directement venues de Vern-sur-Seiche, de la laiterie Bouillants qui a été le cœur de l&rsquo;exposition pendant trois mois, <em>Perturbation</em> de Du Zhenjun et <em>Dérive</em> de François Quévillon. Quatre autres œuvres ont été aussi exposées dans la même optique, celle de faire découvrir l&rsquo;art numérique au grand public.</strong></p>
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<h3>Bouillants #4 à Saint-Brieuc : même devises, citoyenneté et participatif</h3>
<p><a href="http://lavierennaise.fr/wp-content/uploads/2012/05/1er.jpg" rel="lightbox[918]" title="1er"><img class="wp-image-920   alignright" title="1er" src="http://lavierennaise.fr/wp-content/uploads/2012/05/1er.jpg" alt="" width="403" height="202" /></a></p>
<p>La salle d&rsquo;expositions est grande et comporte un étage. Les pièces sont presque vides, les badauds y viennent par curiosité, bien souvent. La première œuvre, <strong><em>Perturbation</em></strong>, de Du Zhenjun, est projetée sur un grand pan de mur. Des individus y sont représentées, européens ou asiatiques, petits ou grands. Il n&rsquo;y a aucune cohérence entre les différents éléments. On y voit une vache, une table et d&rsquo;autres objets incongrus qui se mélangent entre les individus. Le public est interloqué. Sur un bout de papier, à gauche, on peut lire « Perturbez au 06 &#8230; » Ainsi, lorsqu&rsquo;on appelle, les portables des individus s&rsquo;activent et s&rsquo;empressent pour répondre.</p>
<p>L&rsquo;intérêt pour Du Zhenjun, artiste chinois, a été de montrer à quel point de façon mondiale les personnes sont omnibulées par le numérique et les nouvelles technologies. Chaque attitude qu&rsquo;elle soit chinoise ou française face à ces nouvelles technologies sont similaires. L&rsquo;artiste dénonce cette uniformisation des comportements. Le public briochin a été étonné par cette œuvre et timide, n&rsquo;osant pas ou peu composer le numéro de téléphone.</p>
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<p><a href="http://lavierennaise.fr/wp-content/uploads/2012/05/newyork.jpg" rel="lightbox[918]" title="newyork"><img class="wp-image-924    alignleft" title="newyork" src="http://lavierennaise.fr/wp-content/uploads/2012/05/newyork.jpg" alt="" width="353" height="235" /></a></p>
<p>De l&rsquo;autre côté de la pièce, la deuxième œuvre mise en place par Bouillants, de François Quévillon, artiste québécois, est, elle aussi, projetée sur le mur blanc. <strong><em>Dérive</em></strong> propose, en temps réel, grâce à des données prises sur Internet, de regarder des villes comme New-York et Sherbrooke. Le spectateur se place devant l&rsquo;écran et grâce à ses mouvements, parcourt la ville, voit la Statue de la Liberté, peut s&rsquo;en approcher, reculer. François Quévillon a réfléchi, pour faire cette œuvre, sur la nature, l&rsquo;environnement et le temps. Œuvre amusante qui donne envie de voyager dont on ne comprend pas forcément la démarche.</p>
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<h3>Art Rock : l&rsquo;art numérique en premier</h3>
<p>Cette exposition d&rsquo;une semaine a été surtout le moyen de sensibiliser Saint-Brieuc à l&rsquo;art numérique. C&rsquo;est la seconde fois qu&rsquo;Art Rock a établi un partenariat avec Bouillants. Mais ce n&rsquo;est pas l&rsquo;attraction principale du site qui accueille 6 œuvres en tout. Ces œuvres sont éclectiques et internationales, elles viennent du Japon, des Etats-Unis et de l&rsquo;Espagne.</p>
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<p><a href="http://lavierennaise.fr/wp-content/uploads/2012/05/becartoon.jpg" rel="lightbox[918]" title="becartoon"><img class="wp-image-921  alignright" title="becartoon" src="http://lavierennaise.fr/wp-content/uploads/2012/05/becartoon.jpg" alt="" width="290" height="194" /></a></p>
<p>Seulement une sur les quatre est participative, celle dénommée <strong><em>Be Cartoon</em></strong> (photo ci-contre) de Christophe Weber. Dans un espace clos, plusieurs cases de bande-dessinée sont sur le mur. Grâce à des caméras internes, les spectateurs qui rentrent dans le carré sont dessinés en temps réel dans les cases. Le grain de l&rsquo;image donne l&rsquo;impression d&rsquo;une bande-dessinée. Cette œuvre est amusante et est, personnellement, un coup de coeur.</p>
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<p style="text-align: left;"><a href="http://lavierennaise.fr/wp-content/uploads/2012/05/japon.jpg" rel="lightbox[918]" title="japon"><img class="alignleft size-medium wp-image-923" title="japon" src="http://lavierennaise.fr/wp-content/uploads/2012/05/japon-300x150.jpg" alt="" width="300" height="150" /></a>Dans un petit endroit, les œuvres de Sachiko Kodama, artiste japonaise, <strong><em>Morpho Tower</em></strong>, se font discrètes. Cette œuvre est constituée de trois petits œufs, installés côte à côte. L&rsquo;artiste a travaillé sur les fluides et leur dynamique. A chaque contact, les fluides changent. Une œuvre très esthétique mais qui n&rsquo;est pas facile à appréhender.</p>
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<p><a href="http://lavierennaise.fr/wp-content/uploads/2012/05/MG_1141.jpg" rel="lightbox[918]" title="_MG_1141"><img class="wp-image-926 alignleft" title="_MG_1141" src="http://lavierennaise.fr/wp-content/uploads/2012/05/MG_1141-682x1024.jpg" alt="" width="172" height="258" /></a></p>
<p>Alex Posada, d&rsquo;origine espagnole, a suscité la curiosité des briochins. Son œuvre,<strong><em> The Particle</em></strong>, a fait salle comble pendant tout le week-end. Une demi-heure d&rsquo;attente pour pouvoir entrer dans la salle. Le nombre de personnes est limité, dû aux anneaux qui changent de couleur, de forme et de vitesse, qui pourrait déclencher des crises d&rsquo;épilepsie. Mais rassurez-vous, rien de ce type ne s&rsquo;est produit. L&rsquo;oeuvre réagit aux mouvements et aux sons, thématique principale de cette exposition, à Art Rock. Alex Posada a crée une œuvre intrigante voire dérangeante qui a été sans conteste l&rsquo;attraction de l&rsquo;exposition.</p>
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<p><a href="http://lavierennaise.fr/wp-content/uploads/2012/05/géant.jpg" rel="lightbox[918]" title="géant"><img class="wp-image-922  alignright" title="géant" src="http://lavierennaise.fr/wp-content/uploads/2012/05/géant-200x300.jpg" alt="" width="180" height="270" /></a></p>
<p>La dernière œuvre de toutes ces installations a été installée à l&rsquo;étage. Des sièges et un canapé ont été mis à la disposition du public. En effet, cette œuvre dure une dizaine de minutes. Un géant à l&rsquo;aspect changeant marche indéfiniment. En fonction du son et des mouvements, le géant se transforme d&rsquo;où la dénomination de l&rsquo;oeuvre, <strong><em>The Transfiguration</em></strong>, réalisée par Matt Pyke. Fait de bulles, bleu, vert, à poils ou en acier, le géant est hypnotisant voire endormant. Œuvre sympathique et très jolie visuellement mais qui, malheureusement, ne permet aucune interaction avec les personnes.</p>
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<p style="text-align: center;"><strong>Merci à <a href="http://ladnewg.net" target="_blank">Gwendal Le Flem</a> pour ses photographies !</strong></p>
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		<title>Art Rock : dimanche 27 mai</title>
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		<pubDate>Mon, 28 May 2012 14:48:11 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Ça y est, la valse des festivals a (enfin) commencé ! Le festival Art Rock, situé en plein cœur de Saint-Brieuc, mène la danse. C&#8217;est le premier festival de l&#8217;été et l&#8217;une des attractions phares de la ville. Pendant trois jours, tout Saint-Brieuc met le pied à l&#8217;étrier. La journée, la ville se transforme en une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://lavierennaise.fr/wp-content/uploads/2012/05/artrock03.jpg" rel="lightbox[887]" title="artrock0"><img class="alignright  wp-image-888" title="artrock0" src="http://lavierennaise.fr/wp-content/uploads/2012/05/artrock03.jpg" alt="" width="260" height="368" /></a>Ça y est, la valse des festivals a (enfin) commencé ! Le festival Art Rock, situé en plein cœur de Saint-Brieuc, mène la danse. C&rsquo;est le premier festival de l&rsquo;été et l&rsquo;une des attractions phares de la ville. Pendant trois jours, tout Saint-Brieuc met le pied à l&rsquo;étrier. La journée, la ville se transforme en une scène à taille urbaine. Au programme, spectacles de rue, expositions d&rsquo;art numérique, concerts par les musiciens du métro et petit « village » aménagé. Et ce ne sont pas que les festivaliers qui en profitent, ce sont aussi les habitants. La journée, tous les concerts et expositions sont gratuits. S&rsquo;enchaînent trois soirées de concerts et de spectacles dont Panorama de Philippe Decouflé et Zombie Aporia de Daniel Linehan. En « off » de la Grande Scène, trois concerts sont prévus au forum la Passerelle chaque soir ainsi qu&rsquo;Artbis&rsquo;trock, le festival dans les bars façon Bars en Trans. Pendant toute la durée du festival, Alter1fo est sur place. </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Hier soir, le dimanche 28 mai, la soirée a été un énorme succès à la Grande Scène, tout autant que la première si ce n&rsquo;est meilleure avec des groupes de tout bord musical minutieusement choisis pour mettre l&rsquo;ambiance et finir ce festival en beauté !</strong></p>
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<p>Après une journée très ensoleillée où les rues étaient bondées pour voir le spectacle Opérette animalière de la compagnie Off et après avoir vu le spectacle Panoramas de Philippe Decouflé qui a fait salle comble, je me précipite vers la Grande Scène où le groupe 1995 a commencé l&rsquo;ultime soirée du festival Art Rock. Malheureusement, il ne me reste que dix minutes de spectacle. Et le groupe est déchaîné. Le public arrive en masse. Devant, il y a du mouvement. Mais cela ne suffit pas aux 5 membres du groupe, Nekfeu, Alpha Wann, Areno Jazz, DJ Lo&rsquo;, Sneazzy West et Fonky Flav&rsquo;. Réputée pour sa joie de vivre et son art de faire la fête, la Bretagne n&rsquo;a pas l&rsquo;air assez réveillée, pour ces cinq rappeurs. « Vous n&rsquo;avez encore rien bu ? », demande Sneazzy West. A la dernière chanson, Laisser une empreinte, de leur premier EP, La source, le public saute les mains en l&rsquo;air. S&rsquo;ils laisseront une marque dans le milieu du rap français, on ne le sait pas mais, en tout cas, ils auront fait bouger la foule. L&rsquo;ambiance est bouillante après le passage des « Un neuf neuf cinq ».</p>
<p>On peut critiquer l&rsquo;agencement de la programmation, un groupe plus calme en milieu de soirée coincé entre deux groupes à l&rsquo;énergie communicative. Cela a été le cas pour Thomas Dutronc le samedi et c&rsquo;est le cas pour Brigitte, ce dimanche. On peut critiquer la programmation trop hétéroclite sur la Grande Scène qui ne correspond plus à du « Rock » contrairement à la Passerelle qui, elle, a tenu toutes ses promesses. Mais ce qu&rsquo;on ne peut que souligner, ce sont la cohérence globale du festival. A chaque soirée son rap. Vendredi, les Puppetmastaz. Samedi, OrelSan et dimanche, 1995. A chaque soirée son groupe « pop », Charlie Winston, Moriarty et Brigitte. A chaque soirée son groupe explosif, Dionysos, C2C et Shaka Ponk. A chaque soirée, son groupe d&rsquo;ambiance, Sharon Jones &amp; the Dap-Kings, Ibrahim Maalouf et dimanche soir, particularité pour le reggae de Stephen Marley.</p>
<h3><a href="http://lavierennaise.fr/wp-content/uploads/2012/05/artrockdim1.jpg" rel="lightbox[887]" title="artrockdim1"><img class="alignleft size-medium wp-image-890" title="artrockdim1" src="http://lavierennaise.fr/wp-content/uploads/2012/05/artrockdim1-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a>Marley, père ou fils ?</h3>
<p>Le reggae est toujours très attendu lors d&rsquo;un festival. Cela met l&rsquo;ambiance sans pour autant avoir besoin de bouger. C&rsquo;est une grande réunion entre amis. C&rsquo;est comme si tout le monde s&rsquo;était révélé un penchant pour le mouvement hippie, en communion avec les autres et l&rsquo;environnement qui les entoure. Comme le calumet de la paix, le parfum de Marie-Jeanne se répand tout autour de la scène. Le soleil rasant, caché derrière quelques nuages, donne une ambiance encore plus prompte à une musique calme et « posée », comme on dit en langage « jeune ». Les musiciens de Stephen Marley arrivent, deux choristes prennent place. Un grand drapeau jamaïcain est brandi et posé sur le côté gauche de la scène. Le ton est donné, Stephen Marley est là pour défendre la musique de son pays, le reggae. Il demandera d&rsquo;ailleurs trois fois au public : « Est-ce que vous aimez la musique reggae ? »</p>
<p>Mais voilà, quand on est « le fils de » et surtout de Bob Marley, l&rsquo;étiquette est dure à enlever. Elle colle à la peau, elle fait partie du jeu. Le public attend essentiellement des chansons de la légende du reggae et il l&rsquo;a prouvé une fois de plus, à Saint-Brieuc, ce week-end. Les chansons qui ont fait le plus un tabac sont celles de son père, <em>Buffalo Soldier</em> et <em>Every Little Thing Gonna Be Alright</em>, reprises en choeur par le public sans que Stephen Marley le demande. Fortes d&rsquo;un succès intergénérationnel, le fils de Marley a mis l&rsquo;ambiance, même si l&rsquo;ombre du père planait sur la sienne. Les chansons de son deuxième album <em>Revelation Pt 1 : Roots of life</em> sont plus calmes et entraînent moins. Le rythme typique du reggae est toujours présent, agrémenté de guitare électrique qui lui rend un côté plus « rock » et énergique. Duos planants, chansons solo énergiques accompagnées de deux choristes, Stephen Marley envoûte un public déjà conquis d&rsquo;avance sans vraiment donner sa patte musicale. Le public n&rsquo;est pas là pour découvrir une nouvelle façon d&rsquo;appréhender le reggae mais pour bel et bien revivre une époque révolue dont la plupart du public n&rsquo;a jamais connu l&rsquo;existence.</p>
<h3><a href="http://lavierennaise.fr/wp-content/uploads/2012/05/artrock2sam.jpg" rel="lightbox[887]" title="artrock2sam"><img class="alignright size-medium wp-image-889" title="artrock2sam" src="http://lavierennaise.fr/wp-content/uploads/2012/05/artrock2sam-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a>Theophilus London : le plus romantique des rappeurs américains</h3>
<p>Quand on voit « hip-hop » venu des Etats-Unis, on pense de suite aux clips tournés dans les piscines avec tout le côté paillettes et strass. Je le concède, c&rsquo;est cliché. Mais ce sont les choses véhiculées par la télévision à travers des clips musicaux. Outre une petite chaîne argent et une casquette où est marqué en rouge « USA », Theophilus London porte une veste noire, un t-shirt à manches courtes, un pantalon slim noir et des petites lunettes de soleil noires. Le rappeur fait très propre sur lui, autant que ses chansons. Sans rayure, sans dépassement.</p>
<p>Originaire du quartier Brooklyn à New-York, on sent qu&rsquo;il est largement inspiré des soirées faites là-bas, New-York, ville américaine aux airs européens. Les chansons sont très douces comme un mot susurré à l&rsquo;oreille d&rsquo;une belle jeune fille. Theophilus London a l&rsquo;apparence et la musique faite pour êtré catégorisé comme un &laquo;&nbsp;loveur&nbsp;&raquo;. Un homme qui aime les soirées et les jolies jeunes filles. Dans ce monde new-yorkais très prisé, il reste le plus européen des américains.</p>
<p>Malgré un son qui laisse à désirer, le public venu pour le rappeur américain saute, dans les premiers rangs. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;une petite troupe de personnes qui bouge, les « irréductibles » bretons qui ont décidé de s&rsquo;amuser quelle que soit la musique et l&rsquo;ambiance. Le reste du public reste sceptique. On s&rsquo;assied, on mange, on sirote ou on discute. C&rsquo;est vrai qu&rsquo;après un 1995 déchaîné, un Stephen Marley posé et entraînant, Theophilus London ne sait pas comment faire pour redynamiser le tout. La chanson phare du rappeur,<em> Humdrum Town</em>, est reconnue et appréciée. Le reste des chansons de l&rsquo;album <em>Lovers Holidays II : Rose Island</em> est plaisant mais sans plus.</p>
<h3><a href="http://lavierennaise.fr/wp-content/uploads/2012/05/artrockdim3.jpg" rel="lightbox[887]" title="artrockdim3"><img class="alignleft size-medium wp-image-891" title="artrockdim3" src="http://lavierennaise.fr/wp-content/uploads/2012/05/artrockdim3-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a>Coup de coeur : le côté girly de(s) Brigitte(s)</h3>
<p>Passer avant le groupe SHK PNK a été la chose la plus difficile du festival. Les Brigitte ont relevé le défi et l&rsquo;ont passé haut la main, même si cela a été plutôt le public féminin, dont je fais partie, qui a été (re)conquis. Le tube <em>Battez-Vous</em> a fait le tour des ondes ces derniers mois et il peut vite en devenir lassant. Les deux chanteuses dont est composé le groupe Brigitte, Sylvie Hoarau et Aurélie Saada, la brune et la blonde, sont bien présentes sur scène sans être excentriques. La foule n&rsquo;a pas beaucoup bougé au début. C&rsquo;est le souci de la chanson française. Le public se focalise trop sur les paroles et reste coit, c&rsquo;est aussi ce qui s&rsquo;est passé pour Thomas Dutronc. Mais leur prestation a été très plaisante et remarquée.</p>
<p>Style singulier revisitant les années 70 et 80, Brigitte est habillée d&rsquo;une robe grise à paillettes avec des lunettes à la Camélia Jordana, façon &laquo;&nbsp;hipster&nbsp;&raquo;, et d&rsquo;un serre-tête hippie. Brigitte, c&rsquo;est la femme moderne de l&rsquo;année 2010 mais qui n&rsquo;oublie pas ses bons vieux &laquo;&nbsp;classiques&nbsp;&raquo; tel que Brigitte Bardot, chanteuse et muse des années 70 ou encore aux airs pop de Claude François et ses Claudettes. Brigitte, c&rsquo;est la bonne copine avec qui on se pose dans un bar pour discuter pendant des heures et qui nous raconte ses aventures quotidiennes. Déçue, elle déplore son besoin d&rsquo;affection (<em>Battez-Vous</em>), donne des conseils sur les garçons (<em>Cur de chewing-gum</em>), parle de sexualité, est possessive quand elle a un copain (<em>La vengeance d&rsquo;une louve</em>) et boit quand elle se fait larguer. Leur ultime chanson, lors du rappel, a été la reprise de la chanson <em>Eye of the Tigre</em> façon acoustique. Très apprécié par le public, les garçons se sont aussi pris au jeu. Brigitte est une bonne copine qui est toujours là quand il y a un souci, elle remonte le moral et nous donne envie de danser. Cela n&rsquo;a pas été du goût de tout le monde mais contrairement à leur apparence &laquo;&nbsp;girly&nbsp;&raquo; et leurs textes à première vue niais et sans fond, les deux chanteuses, leurs musiciens et les deux boucs en plastique posés à côté des chanteuses ont su mettre à l&rsquo;aise le public. Un coup de coeur inattendu pour un groupe qu&rsquo;on peut vite catégoriser comme inintéressant.</p>
<p><a href="http://lavierennaise.fr/wp-content/uploads/2012/05/artrockdim41.jpg" rel="lightbox[887]" title="artrockdim4"><img class="aligncenter size-full wp-image-893" title="artrockdim4" src="http://lavierennaise.fr/wp-content/uploads/2012/05/artrockdim41.jpg" alt="" width="500" height="250" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Le concert tant attendu n&rsquo;a pas déçu</h3>
<p>Pour certains, cela faisait deux jours qu&rsquo;ils attendaient le groupe. Pour d&rsquo;autres, cela faisait des mois. C&rsquo;est en terre conquise que Shaka Ponk arrive quand le groupe entre en scène. Cela faisait déjà dix minutes que le public hurlait en voyant le décompte sur le visuel rond qui les accompagne à chaque concert. Je les avais déjà vu, en mars dernier, au Liberté et le groupe avait offert plus de deux heures de show. Les Rennais avaient même réussi à faire pleurer Frah; le chanteur, en début de concert. Cela n&rsquo;a pas été la même chose hier soir, à Art Rock mais cela a été tout aussi bien ! Les Shaka ont fait bouger la foule toute entière.</p>
<p>Dur de croire que cela fait douze ans que le groupe est sur les routes. Crée en 2000, Shaka Ponk se fait un nom en France, depuis seulement deux ans. A la sortie de son dernier album <em>The Geeks and the Jerkin&rsquo; Socks</em>, en 2011, le groupe français se fait désormais connaître dans son propre pays. Comme le groupe Dionysos, les septs membres du groupe se créent un langage et un univers propre. Goz, le singe, est devenu la mascotte du groupe. A chaque concert, sur le visuel en forme de rond, le singe fait toujours des apparitions, chante et danse en même temps que Frah et Sam, chanteuse du groupe, qui est présente sur scène depuis la sortie du dernier album. Leur langage est un mélange d&rsquo;anglais et d&rsquo;espagnol. Seule la chanson <em>Palabra Mi Amor</em>, duo avec Bertrant Cantat, est en partie chantée en français.</p>
<p>Coupe afro et bandeau gris argenté qui lui sert de haut pour Sam, nattes et casquette pour Frah, les deux chanteurs se font remarquer par leur apparence physique et par leur prestance scénique. Shaka Ponk aime les bretons pour leur sens de la fête, véritable &laquo;&nbsp;territoire de festivals&nbsp;&raquo; et ces derniers le leur rendent bien. Le groupe enchaîne les titres de leurs deux premiers albums <em>Bad Porn Movie Trax</em> et <em>Loco Con Da Frenchy Talkin&rsquo;</em>, sortis en 2009. Cela permet au public de connaître ce que peut faire le groupe. En effet, si leur succès est dû au dernier album jugé trop &laquo;&nbsp;commercial&nbsp;&raquo; par certains fans, et la chanson <em>My Name Is Stain</em> qui passe très régulièrement à la radio, leurs chansons qui bougent le plus sont dans les deux premiers. <em>El Hombre Que Soy, Twisted Minda, Sex Ball, I&rsquo;m Picky, How we kill stars</em>, les titres s&rsquo;enchaînent. Le spectacle est rodé, le côté visuel très travaillé. Frah n&rsquo;hésite pas à se lancer dans le public et Sam, à le faire participer. Les rappels, <em>Palabra Mi Amor</em> et <em>French Touch Puta Madre</em>, feront exploser le public qui hurlera encore à la fin de l&rsquo;ultime tube. &laquo;&nbsp;Quelle que soit l&rsquo;heure, quelle que soit le temps, vous [les Bretons] êtes énormes!&nbsp;&raquo;, hurle Frah. De quoi flatter l&rsquo;égo et finir la soirée en beauté !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Globalement, la vingt neuvième édition du festival Art Rock a été un très bon week-end ! (Re)découvertes avec les Puppetmastaz et leur hip-hop militant et Ibrahim Maalouf, le trompettiste virtuose. Coup de coeur avec Sharon Jones et The Dap-Kings et leur soul envoûtante, Rover et son côté androgyne et Brigitte et ses airs girly sans être cruche. Déception avec Charlie Winston et Thomas Dutronc. Je n&rsquo;ai pas pu aller aux concerts à la Passerelle voir les Mansfield.TYA, BRNS et Breton, malheureusement, mais cela sera pour une prochaine fois ! A l&rsquo;année prochaine !</strong></p>
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		<title>Art Rock : vendredi 25 mai</title>
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		<pubDate>Sat, 26 May 2012 14:32:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Manon</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le blog lavierennaise couvre le festival Art Rock pour le site alter1fo ! &#160; Ça y est, la valse des festivals a (enfin) commencé ! Le festival Art Rock, situé en plein cœur de Saint-Brieuc, mène la danse. C&#8217;est le premier festival de l&#8217;été et l&#8217;une des attractions phares de la ville. Pendant trois jours, tout [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: justify;"><strong>Le blog lavierennaise couvre le festival Art Rock pour le site <a href="http://alter1fo.com" target="_blank">alter1fo</a> !</strong></h3>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://lavierennaise.fr/wp-content/uploads/2012/05/artrock01.jpg" rel="lightbox[853]" title="artrock0"><img class="alignright size-full wp-image-855" title="artrock0" src="http://lavierennaise.fr/wp-content/uploads/2012/05/artrock01.jpg" alt="" width="325" height="460" /></a>Ça y est, la valse des festivals a (enfin) commencé ! Le festival Art Rock, situé en plein cœur de Saint-Brieuc, mène la danse. C&rsquo;est le premier festival de l&rsquo;été et l&rsquo;une des attractions phares de la ville.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pendant trois jours, tout Saint-Brieuc met le pied à l&rsquo;étrier. La journée, la ville se transforme en une scène à taille urbaine. Au programme, spectacles de rue, expositions d&rsquo;art numérique, concerts par les musiciens du métro et petit « village » aménagé. Et ce ne sont pas que les festivaliers qui en profitent, ce sont aussi les habitants. La journée, tous les concerts et expositions sont gratuits. S&rsquo;enchaînent trois soirées de concerts et de spectacles dont Panorama de Philippe Decouflé et Zombie Aporia de Daniel Linehan. En « off » de la Grande Scène, trois concerts sont prévus au forum la Passerelle chaque soir ainsi qu&rsquo;Artbis&rsquo;trock, le festival dans les bars façon Bars en Trans. </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pendant toute la durée du festival, Alter1fo est sur place. Hier soir, le vendredi 26 mai, la soirée a montré l&rsquo;exemple à suivre pendant les deux prochains jours : un week-end de véritable spectacle, de découvertes et aussi de déceptions, sous un soleil et une chaleur bien présente.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><br />
</strong></p>
<p>Pour sa vingt-neuvième édition, le festival Art Rock a choisi une programmation éclectique, pour plaire au plus grand nombre, tout en choisissant majoritairement des groupes français de tout bord, en passant du rock à la pop et à l&rsquo;électro. Certains groupes sont d&rsquo;outre Atlantique, d&rsquo;autres ont traversé le Rhin. Ce vendredi, on est passé du hip-hop à la sauce américanogermanique, à la soul des « roots » d&rsquo;Amérique du Nord tout en faisant un détour par la pop-folk de Charlie Winston, l&rsquo;univers décalé et fantastique du groupe Dionysos et de l&rsquo;électro&rsquo; d&rsquo;Etienne de Crécy.</p>
<p>Une première cette année, la grande Scène auparavant couverte est, désormais, enlevée. Sur les réseaux sociaux, le festival Art Rock justifie la chose par le message suivant : « La Grande Scène du festival s&rsquo;agrandit et ne sera pas couverte pour une meilleure acoustique des concerts, ce qui nous permet aussi de nous adapter aux contraintes techniques des artistes et d&rsquo;accueillir la structure Beats&rsquo;N&rsquo; Cubes d&rsquo;Étienne de Crécy ! » Une initiative qui agrandit largement l&rsquo;espace autant pour le public que pour les groupes mais il peut y avoir un revers de la médaille si le temps n&rsquo;est pas favorable.</p>
<h3> Découverte étonnante et drôle : Puppetmastaz</h3>
<p><img class="alignleft" src="http://alter1fo.com/w/wp-content/uploads/2012/05/artrock1-500x250.jpg" alt="artrock1" width="360" height="180" /></p>
<p>Heureusement, la soirée du vendredi a commencé sous le soleil. Le groupe Puppetmastaz a lancé le festival sur les chapeaux de roue ! A la conférence de presse qui s&rsquo;est déroulée après le concert, Mr. Maloke, une taupe à long nez, enfin sa marionnette, confie que, désormais, « la fête a commencé ! ». Groupe allemand de hip-hop, les Puppetmastaz est composé uniquement de marionnettes. Elles sont le groupe. Et ce ne sont pas les chanteurs qui le constitue. Fondé dans les années 90, les Puppetmastaz est à l&rsquo;initiative de Mr. Maloke et compte, en 2012, entre 25 et 35 personnages de marionnettes. Après une séparation en 2009, les « maîtres des marionnettes » se sont reformés cette année pour la sortie d&rsquo;un nouvel album, en mars dernier, <em>Revolve and Step Up.</em></p>
<p>Sur scène se dresse une table tapissé d&rsquo;un drap violet et blanc où six marionnettes surgissent en fonction des chansons. On peut y voir une taupe, un chien, un lapin ou une créature hybride qui font furieusement penser au Muppet Show, crée dix ans auparavant. Dans les textes, rien de bien original. L&rsquo;intérêt de Puppetmastaz est le biais par lequel les chanteurs font passer le hip-hop, des marionnettes « animales ». Mr. Maloke confie que, d&rsquo;après eux, « les animaux, les marionnettes que l&rsquo;on trouve dessinés dans les graffitis sur les murs ont besoin de s&rsquo;exprimer ». Entre chaque chanson, les Puppetmastaz font des saynètes où le futur est explicitement évoqué. Pour ce faire, les marionnettes de R2D2 et de Yoda interviennent. Cela étonne et fait rire. « Il ne faut pas avoir peur du futur », expliquent deux chanteurs du groupe. Le faible public mais bien présent compte, dans la fosse, quelques fans. Au troisième rang, quatre personnes, marionnettes à la main, les ont agitées durant toute la durée du concert. Les Puppetmastaz les ont même interpellé. Chansons qui bougent et bonne ambiance, il en a fallu de peu pour que le public lève les mains et se mette à faire des pogos.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><img class="alignright" src="http://alter1fo.com/w/wp-content/uploads/2012/05/artrock2-450x300.jpg" alt="artrock2" width="405" height="270" />Coup de cœur : Sharon Jones &amp; The Dap-Kings</h3>
<p>Après un concert qui a donné envie de bouger, avoir mis une chanteuse et un groupe de soul américain paraissait osé. Plus confiné aux bars de jazz, la configuration chanteuse accompagnée de deux choristes et de cuivres, guitare et batterie s&rsquo;est tout de même très bien prêté à cette grande scène. Le groupe s&rsquo;était déjà produit à Art Rock, il y a dix ans, à ses débuts. En effet, le groupe The Dap-Kings s&rsquo;est formé en 2010 après la séparation de The Soul Providers. Ce groupe américain revient dans l&rsquo;une des origines musicales de son pays, le r&rsquo;n'b. Les initiales de ce mouvement R&amp;B est synonyme de « musique populaire afro-américaine » (Source : Wikipédia)</p>
<p>Voix sensuelle et cassée à la Janis Joplin, Sharon Jones arrive tout de même à attirer l&rsquo;attention du public par son dynamisme. Plusieurs personnes dansent, d&rsquo;autres applaudissent. Avoir mis ce groupe sur le temps du repas, aux alentours de 19 heures, a été un bon compromis. Ce type de musique qui se trouve entre improvisation et musique minutieusement chronométrée, s&rsquo;écoute aussi bien à un festival, en mangeant une galette complète, que chez soi. Cela a été une belle découverte qui promet d&rsquo;être tout aussi bien sur CD. Sharon Jones and the Dap-Kings a l&rsquo;air de se plaire sur la scène car elle dépasse d&rsquo;un bon quart d&rsquo;heure les horaires indiqués, un retard que le festival palliera en fin de soirée pour le live d&rsquo;Etienne de Crécy.</p>
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<p><img class="alignleft" src="http://alter1fo.com/w/wp-content/uploads/2012/05/artrock3-450x300.jpg" alt="artrock3" width="405" height="270" /></p>
<h3>Déception : Charlie Winston ne se déride pas</h3>
<p>Une demi-heure plus tard, lorsque je venais de m&rsquo;asseoir pour me reposer, des cris de filles ont retenti. Une meute commence à courir vers la scène. Ça y est, me dis-je, Charlie Winston prend place sur scène ! Il était, comme j&rsquo;ai pu le voir, très attendu (par la gente féminine). Le beau trentenaire à l&rsquo;allure « bobo bohème », coiffure désordonnée et tenue impeccable, était l&rsquo;une des têtes d&rsquo;affiche de la soirée, si ce n&rsquo;est la tête d&rsquo;affiche. Au vu du nombre de photographes dans la fosse et le nombre d&rsquo;hurlements féminins, son succès est sans conteste.</p>
<p>Charlie Winston commence une heure de concerts par des chansons de son deuxième et dernier album, <em>Running Still</em>. Dans le premier album <em>Hobo</em>, sorti en 2009, les chansons étaient joyeuses et rythmées contrairement à son deuxième qui, lui, évoque rupture amoureuse, tristesse et solitude. Seulement deux albums en poche et déjà des chansons phares dont tout le monde connaît les mélodies, <em>Like A Hobo, Kick The Bucket, In Your Hands</em>, pour le premier album et <em>Hello Alone, Where Can I Buy Happiness ?</em>, pour le second.</p>
<p>A chaque tube, l&rsquo;ambiance augmente, les décibels aussi. Le public danse, chante, s&rsquo;embrasse. Oui, les chansons du beau chanteur ont l&rsquo;air de donner envie aux couples de s&rsquo;enlacer. Mélangeant guitare électrique et piano, Charlie Winston montre qu&rsquo;il manie aussi bien les instruments que son show. Tout est chronométré. Sa dernière chanson, I Love Your Smile, est une ballade amoureuse. De quoi rafraîchir un peu l&rsquo;ambiance. Piano, saxophone, le « poète itinérant s&rsquo;émancipe d&rsquo;une image folk visiblement trop étrique pour un artiste aussi éclectique », est-il écrit sur les lignes de présentation du programme. Un concert très bien rodé, voire un peu trop, plaisant mais sans plus.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><img class="alignleft" src="http://alter1fo.com/w/wp-content/uploads/2012/05/artrock4-333x500.jpg" alt="artrock4" width="266" height="400" />Un Mathias Malzieux surchauffé</h3>
<p>Comme l&rsquo;a écrit Ouest-France sur sa version internet ce matin, le groupe Dionysos a « enflammé Saint-Brieuc » ! Pas littéralement mais presque. C&rsquo;est un groupe que je n&rsquo;avais jamais vu en concert. Et cela vaut le détour. Fondé en 1993, Dionysos a désormais une place parmi les groupes français sans pour autant se classer dans la « chanson française ». Leurs chansons, mélange de français et d&rsquo;anglais, sont maniées par Mathias Malzieux, chanteur du groupe et écrivain. Ainsi, il joue avec la langue à la perfection (<em>Tes Lacets Sont Des Fées</em>). A partir de deux livres <em>Monster in love</em> et <em>La mécanique du cœur</em>, Mathias Malzieux crée tout un univers fantastique autour de son groupe. Fées, sorcières, Giant Jack, John Macenroe ou autre créature sortie de l&rsquo;imagination du chanteur, toutes font l&rsquo;objet de noms de chansons. Décalé et dynamique, le groupe Dionysos a en somme un univers … dionysiaque. Un nom de groupe n&rsquo;a jamais aussi bien collé à la peau. Elisabeth Maistre, alias Babet, musicienne et chanteuse du groupe, habillée d&rsquo;une robe noire et blanche à pompoms, commence le festival en s&rsquo;acharnant sur son violon en rythme avec la batterie.</p>
<p>Après leur entrée avec la chanson John Macenroe, Mathias Malzieux annonce que c&rsquo;est leur troisième passage à Art Rock et prévient le public, « il faudra faire mieux que les deux premières fois ! » Mieux je ne sais pas mais très bien, c&rsquo;est chose faite. Mathias Malzieux chante, saute et fait même du sport : il s&rsquo;essaye à la chandelle. En clair, il se donne à fond. Il n&rsquo;hésite pas à plaisanter avec le public. Une jeune fille lui offre une madeleine. Il laisse monter une dizaine de personnes sur scène danser avec lui. Derrière moi, cela fait une envieuse.</p>
<p>Le troisième passage du groupe Dionysos fait la promotion de leur dernier album,<em> Bird&rsquo;n'Roll</em>, sorti en mars dernier. « Let&rsquo;s bird&rsquo;n'roll ! » clament Babet et Mathias Malzieux. Ce dernier arbore, d&rsquo;ailleurs, une tête d&rsquo;oiseau à l&rsquo;allure de corbeau. Le chanteur se jette dans la foule trois fois, traverse tout le public tant bien que mal pour arriver à l&rsquo;installation qui se trouve de l&rsquo;autre côté, prévue pour les personnes handicapées physique. Il escalade, y fait un tour et repart. Pendant ce temps, le groupe improvise et n&rsquo;hésite pas à laisser grincer les cordes des guitares. Malgré la fatigue qui se perçoit dans le public, les pompiers obligés d&rsquo;intervenir et les nombreux aller-retour des personnes, Dionysos met l&rsquo;ambiance à son summum. Ce groupe que je connaissais seulement de nom avec ses tubes <em>Song For Jedi,</em> <em>Tais-toi Mon Cœur</em> et le livre La mécanique du cœur, a prouvé qu&rsquo;il pouvait transformer ses chansons aux mélodies douces en pur « rock&rsquo;n'roll ». Un concert qui a donné le La pour les soirs à venir, dynamisme, interaction avec le public et, surtout, du Rock !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img class="alignright" src="http://alter1fo.com/w/wp-content/uploads/2012/05/artrock5-450x300.jpg" alt="artrock5" width="405" height="270" />L&rsquo;ultime concert était la prestation d&rsquo;Etienne de Crécy, bien connu dans le monde électro&rsquo; français. Son installation « Beat&rsquo;n'cubes », grand bloc formé de carré, changeait de couleur à chaque son différent. Pour les chanceux qui ont vu Amon Tobin, début mai, ce n&rsquo;est pas du tout la même chose. Beaucoup moins impressionnant. Tout ce que je peux dire, c&rsquo;est qu&rsquo;un live d&rsquo;électronique, en général, ne se raconte pas mais il se vit ! Et d&rsquo;après les impressions que j&rsquo;ai pu voir sur les réseaux sociaux, cela a été apprécié !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Malheureusement, je n&rsquo;ai pas pu voir les Mansfield.TYA au forum La Passerelle, qui passaient à la même heure que Dionysos. D&rsquo;après un tweet, c&rsquo;était « le meilleur concert » de ce vendredi. Je ne doute pas que cela ait été très bien ! (Voir interviews : ici et là)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Merci à<a href="http://ladnewg.net/"> Gwendal Le Flem</a> pour ses superbes photographies !</strong></p>
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